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1. La structure linguistique de Genèse 1 7 est le numéro de la perfection. Nous remarquons dans Gn 1 que les 7 jours représentent une durée de temps parfaite au cours de laquelle laction des 6 jours atteint son terminus au 7e jour. Udo Cassuto dans son commentaire remarque limportance de ce fait en Gn 1 : - après Gn 1 : 1 la section se divise en 7 paragraphes indiqués par les mots : " il y eut un soir, il y eut un matin " ; - Gn 1 : 1 contient 7 mots. - chaque mot clef de ce verset parait dans la section dans un multiple de 7 (Dieu / 35; cieux et terre / 21). - dans le septième paragraphe nous retrouvons trois phrases ; chacune a sept mots (2 : 2 à 3a) et est construit autour du mot " septième jour ". Le paragraphe comporte 35 mots. Il ne sagit pas dune coïncidence, mais dun effort pour illustrer la perfection créée de façon numérique. 2. La relation entre Gn 1 : 1 et 1 : 2 et 3 Cette question littéraire a un enjeu théologique très grand. En effet notre interprétation du rapport entre ces versets est décisive pour la compréhension de la nature de la création divine : création ex nihilo ou création à partir de matière sans forme. Ici comme ailleurs, lexégèse norme nos concepts théologiques. a. les traductions possibles " Au commencement Dieu créa le ciel et la terre... " (Segond) ; " Lorsque Dieu commença la création du ciel et de la terre, la terre était déserte et vide et les ténèbres à la surface de labîme ; le souffle de Dieu planait à le surface des eaux, et Dieu dit : " (TOB, Ibn Ezra) ; " Quand Dieu commença la création du ciel et de la terre et la terre était déserte et vide " (Rashi). Quelle est la différence entre ces trois ? 1) Le premier verset constitue une phrase indépendante. 2) Une phrase dépendante, la phrase principale existe au v. 2. 3) Une phrase dépendante, la phrase principale existe au v. 3 (le v. 2 est une parenthèse). Les traductions (2) et 3 interprètent le mot tyvarb comme un état construit. Ceci est grammaticalement possible, car cet état peut être suivi par un verbe fini. Mais sagit-il dun construit ou de létat absolu qui valoriserait la version (1) ? Dans lA.T., dans la plupart des cas tyvarb est en effet à létat construit. Dans ce cas le mot indique la première partie ou la meilleure partie de quelque chose (Dt 26 : 2 ; Gn 10 : 10). Dans certains cas le mot est à labsolu.(Es 46 : 10 ; Né 12 : 44). Il est donc difficile daboutir à une conclusion sur le fondement des usages. Plusieurs considérations indiquent que labsolu est linterprétation probable : i) Dans les textes massorètes, le mot est accentué dun tiphca disjonctif. Le mot a une certaine indépendance dans la lecture, ce qui indique un état absolu. ii) Dans les versions anciennes (targums) le mot était interprété sans exception comme un absolu. Voir aussi la Vulgate, la version samaritaine et la peshitto syriaque. iii) Ni le mot ni le contexte nimposent la nécessité de létat construit. Au contraire dans Gn 1 : 1 labsolu semble plus normal à cause du contexte. Il y a une allitération entre tyvarb et awb. Le sens de ces deux mots est lié et ce verbe au qal a toujours Dieu pour sujet et jamais lhomme. Le mot est employé avec laccusatif du produit, mais le matériel utilisé nest jamais mentionné avec le mot. Ainsi Genèse dit que Dieu créa lhomme et la femme, mais ne dit pas que Dieu créa lhomme de la poussière : dans Gn 2 : 7 le mot r y est utilisé, non arb. Le mot barah est donc plus étroit que notre " créer ". Lallitération de Gn 1 : 1 indique que " création absolue " équivaut à " commencement absolu ". Ce contexte allitératif est un argument fort pour la cause de létat absolu. iv) Ces considérations sont soutenues par lexégèse du v. 2. Sa construction indique quil entame un nouveau sujet. Le premier verset est donc lEntête qui donne une introduction à toute la section. Cette position est défendue par Cassutto et Von Rad dans leurs commentaires et par E.J. Young dans son livre " Studies in Genesis 1 ". Le premier verset pour ces commentateurs est une phrase indépendante. Von Rad dit que cest une " expression résumée " de tout ce qui suit qui indique par les deux premiers mots : - que la création est " sans effort " de la part de Dieu. - quelle est " ex nihilo ". arb exclut toute mention de matière. Ces expressions cachent sous leur simplicité lintensité de lidée que Dieu est Maître de lunivers car Créateur. Toute mythologie, toute cosmogonie est bannie. Dieu est ni Combattant ni Engendrant dans la création. Von Rad dit que Gn 1 : 1 nest pas symbolique. Lécrivain veut que ces expressions soient comprises comme vraies et exactes. La construction de Gn 1 : 2 isole les 7 mots du v. 1 (voir 7 paragraphes et les 7 jours ! !). Lordre des mots de Gn 1 : 2 entame un nouveau sujet. Ici le sujet haaretz précède le prédicat tohu wabohu, et accentue lintroduction dun renseignement nouveau sur la question. Gn l, 2 nest donc pas une continuation de Gn 1 : 1 mais commence un nouveau sujet. La structure du v. 2 nous aide à voir la relation avec le v. 1. Ici, nous avons trois phrases circonstancielles (sans verbe fini) : - " la terre informe et vide " - " et les ténèbres sur la surface de labîme. " - " et lEsprit de Dieu se meuvent au dessus des eaux. " Ces phrases indiquent une condition existant à un moment particulier, et non une progression narrative. Le temps de ces conditions doit être établi par référence au verbe fini. Il y a deux possibilités ici : - barah est le verbe fini. Les conditions du v. 2 sont comprises par rapport au v. 1. Ainsi au moment où Dieu créa, ces conditions existaient donc négation de la création ex nihilo. Cette possibilité est exclue par le rapport entre les deux premiers mots du v. 1 et le fait que ce verbe nenvisage jamais le matériel. - wayomer du v. 3. Lidée serait que ces conditions existait au moment où Dieu fit apparaître la lumière. Cette deuxième possibilité nous aide à approfondir le sens du rapport entre Gn 1 : 1 et 1 : 3 à 2 : 3. Le premier verset est une déclaration du fait de la création du ciel et de la terre, cest a dire toutes choses. Lunivers est le résultat dune création de Dieu qui est absolue. Gn 1 : 1 est une narration complète en elle-même. Le verbe est au parfait et il envisage la totalité de luvre de Dieu. Les v. 2ss constituent une narration complète en eux-mêmes. Dans cette deuxième narration, le premier verbe est wayomer. Il nest pas précédé par un verbe au parfait et il indique la première condition de la terre quand Dieu commence à former le monde habitable. Résumé Nous avons dans ces deux narrations tout dabord une affirmation de la création absolue. Dieu crée de rien, avec rien. Le premier acte de cette création est celui de créer une terre informe et vide ; cet acte est suivi dautres qui font paraître lordre voulu par Dieu. 3. Les sens du verset 2 Quelle est la condition de chaos qui caractérise lacte original de la création divine ? Ce chaos dans la pensée de Gn 1 : 1 semble bien différent du chaos extra-biblique qui représente linfini sans norme, la matière primordiale confuse. Mais le tohu wabohu biblique est-il un chaos dans ce sens ? Dans le contexte de Gn 1 : 2 2 : 3, cette expression sert à faire ressortir le contraste entre la désolation primitive et le monde habitable du 7e jour. Le sens de tohu peut être illustré par Es 45 : 18, où tohu est contrasté avec habitable (shabar). bohu a sans doute essentiellement le même sens (Jr 4 : 23 ; Es 34 : 11). Le chaos était désert, vide et donc inhabitable. Ceci ne donne pas nécessairement le sens de confusion ou de masse sans forme. Il semble plutôt décrire le monde comme eschatologiquement incomplet. Notez les contrastes entre haaretz/tohu ; lumières/hoshek et abîme/ruah YHWH. La troisième phrase renforce cette représentation. Même dans sa condition inhabitable, le monde est soumis à laction de lEsprit de Dieu. Cassuto maintient que le monde non perfectionné est ici placé sous la protection paternelle de Dieu. Il ne sagit pas dun simple vent ici, mais de lEsprit. Si Moïse avait voulu indiquer un vent, il aurait pu utiliser lexpression ruah gadolah. Plutôt quun vent pour séparer les eaux et la terre, il sagit de la présence de Dieu qui infuse la vie (Jb 33 : 4). Le piel du verbe ne décrit pas un vent qui souffle, mais qui simpose. Résumé du v. 2 : ce verset nest pas une continuation de Gn 1 : 1. Il représente un nouveau commencement. Pourtant il existe un lien avec le v. 1. Ainsi comme dans le premier verset, il est question de la terre. Le waw reprend la pensée du premier verset et illustre une certaine continuité, mais aussi une certaine exclusion. Si dans 1 : 1 lattention est centrée sur la totalité créée " cieux et terre ", dans Gn 1 : 1 la terre seule est envisagée. Cest cette terre qui se développe sous luvre divine et qui reste centrale dans lEcriture. La terre créée est le monde que Dieu aime. LEcriture est théocentrique : cest ici qua lieu le contact de lEternel avec la créature. En même temps le haeretz du v. 2 est bien différent de celui de 1 : 1. Il est incomplet, imparfait mais il est déjà une forme élémentaire de création. Comme le dit Delitzsch, il décrit le monde immédiatement après la création. Le miracle de la création, selon Von Rad, commence de façon négative, informe. Lopposition ici nest pas entre néant-création mais entre chaos-cosmos. Pourquoi ce développement: chaos-cosmos? La seule réponse semble résider dans le fait que lauteur insiste sur cette méthode de préparation de la terre habitable pour mettre en relief la grandeur de luvre de Dieu. 4. Création ex nihilo? La structure de Genèse 1 est fondamentale pour la doctrine biblique de création ex nihilo. Elle nest pas périphérique comme semble linférer Pierre Gisel dans son livre sur la création, mais capitale. Mais résister la notion de création ex nihilo de Genèse 1, cest aussi passer sur le témoignage biblique en entier. Jean 1 est en parallèle avec Gn 1. Lapôtre reprend cette idée dans le contexte de lhypostase du Logos : en arche. On peut paraphraser " avant le début ". Dans Hb 11 : 3 aussi, lidée de création ex nihilo ressort de façon claire : la foi est lassurance de lespérance, la conviction des choses non visibles que nous croyons par lEvangile. Lunivers visible même nest pas formé de choses visibles. Par la foi, nous savons que les " âges " ont été formés par la puissance divine. Aiones indique lunivers dans le temps et lespace ; le rhema divin appelle à lexistence ce qui nexiste pas. Lécrivain pense sans doute à Genèse 1 mais aussi au Ps 33 : 6 et 9. Ainsi, to blepomenon vient de to me ek phainomenon. Comment le savons-nous ? Par la foi. Il y a ici un refus polémique de spéculer sur léternité de la matière. La foi sappuie sur la révélation divine et sait que cette spéculation est inutile. Selon la révélation, lunivers nest pas formé ek phainomenon mais créé (ktizo) par la puissance divine. Il ne fait aucun doute que lauteur des Hébreux se réfère au récit de la Genèse, car les 7 exemples des " héros " de la foi du ch. 11 sont puisés dans la Genèse. Ce verset est un commentaire sur le récit de la création de Gn 1 et il prolonge dans le N.T. lidée de création ex nihilo. 5. La création de lhomme et de la femme a. Le caractère particulier de lhomme : trois idées sont soulignées dans Gn 1 et 2 : - la création a un début ; le monde nest pas éternel, léternité appartient à Dieu seul. - lidée de progression. La création est un processus qui trouve sa culmination dans lhomme. Dans Gn 1 la création est décrite du point de vue de lactivité divine ; Gn 2 présente le même processus dun point de vue différent. Lhomme est la conclusion du processus et dans Gn 2, cet homme, pour qui la création existe, devient le centre de lhistoire. (Gn 2 : 4 : eleh toledot) végétation homme/animaux " Domaine " " Gérant/souverain " firmament créature nuit/jour soleil/luneGn 1 : 26-30 : couronnement dAdam comme roi de la création, ayant domination sur la création comme le représentant de Dieu. Dans Gn 1, les actes de Dieu créent lenvironnement de lhomme. Tout est fait pour que les créatures entrent dans le repos avec Dieu. Gn 2 nous présente ce que fait lhomme dans son histoire-réponse à Dieu. - la progression se fait au moyen de commandements de Dieu, son intervention directe (Gn 1 : 3, 6, 9, 11, 14, 20, 24, 26, 29). Laccomplissement de la création a une structure préceptive : la parole divine, " Dieu dit "/le fait, " que soit "/ laccomplissement/le jugement, " cest bon "/ la conclusion, soir/matin. La parole de Dieu effectue la volonté divine et lEsprit agit sous la direction de cette parole (Ps 33 : 6 et 9). b) lorigine de lhomme : quatre idées sont présentes dans la Genèse : - dans la création de lhomme Dieu sengage personnellement. Son action va plus loin quun simple commandement. La pensée, la sagesse, lintérêt et le conseil de Dieu sexpriment particulièrement dans la création de lhomme. Lattention unique de Dieu montre que ce quil accomplit est aussi remarquable : lhomme dans son mystère se distingue des animaux. La transcendance est inscrite dans son être. La nature de lhomme se distingue des autres créatures (cf. Gn 1 : 25-26 : espèce/similitude). Dieu engage sa personnalité dans le cas de lhomme, parce que seul lhomme est son image. Lhomme est le miroir de la grandeur de Dieu (cf. conseil-bénédiction ; Gn 1 : 28). - limage de Dieu indique que lhomme est le roi-serviteur dans le cosmos (Gn 1 : 26). " Avoir domination " est une référence aux hommes en général et inclut la femme. La communion homme-femme est aussi une manifestation de limage de Dieu (cf. la parole divine " créons " et la pluralité de lhomme comme masculin et féminin). La domination de lhomme correspond à celle de Dieu. La répétition lyrique du v. 26 met laccent sur limportance de cet acte. - le caractère particulier de la formation de lhomme (Gn 2 : 7). Tandis que dans Gn 1 il sagit dune référence générale à lhumanité, ici il sagit dun homme particulier dans un environnement restreint. 1) La formation (yatsar) de lhomme de la poussière montre que lhomme a des affinités avec les animaux et lenvironnement physique de lunivers. Lhomme vient de la poussière et y retourne : la terre constitue lanthroposphère dont lhomme ne peut se libérer. Il est un proche parent des animaux : Dieu les forme également de la poussière. Comme les fonctions des animaux, celles de lhomme lorientent vers la terre (sensation, perceptions, activités de la vie) ; tout ceci indique que lhomme est mortel (Ec 3 : 2l). Mais le caractère corporel de lhomme ne met pas sa valeur en cause. Le corporel/matériel nest pas mauvais, cest le domaine conçu pour lhomme par Dieu dans sa grâce. 2) Le souffle de Dieu (nefesh hayah ; cf. Gn 1 : 20, 24 et 30). Laction divine engendre la vie de lhomme. Lhébreu indique tout simplement le fait de devenir vivant. Ce qui est particulier, cest que cest par Dieu que lhomme vit. Et ce qui est plus important encore, ce nest pas à un " hominide " déjà existant que Dieu superimpose son souffle pour le rendre homme (lhomme nest pas un bricolage sur le thème singe). Cest par le souffle de Dieu que lhomme sort du néant pour être vivant. Lhypothèse des antécédents animaux pour lhomme est éliminée par lEcriture. Conclusions - cest le souffle infusé qui fait de lhomme une créature vivante. - ce qui fait de lhomme une créature vivante est ce qui le constitue homme. - ceci détruit la distinction traditionnelle qui oppose les deux éléments, âme et corps. LEcriture parle de lâme de lhomme et le distingue du corps, mais " âme " a beaucoup de sens différents : vie de lhomme entier, la vie qui anime toutes les actions de lhomme. Lhomme nest pas une combinaison de deux sortes de vie mais un être vivant. Par le même acte de Dieu, les aspects corporels et spirituels sont étroitement liés, de sorte que lhomme est une créature unie dans le sens intellectuel, volatif et moral. c) La conformité de lhomme à Dieu Déjà nous avons vu quil existe des affinités entre lhomme et son environnement, mais il existe également une conformité avec le Créateur. Lhomme est unique de deux façons : il est créé à limage de Dieu et il est appelé à exercer sa domination sur la création. Cette particularité sexprime de plusieurs manières : - Dieu établit la communion avec lhomme qui ne trouve pas dégal dans le règne animal. Il ny a pas daide pour lui, et pour cette raison, Dieu crée la femme (ish/ishah). Ici la femme nest ni inférieure ni supérieure à lhomme, mais elle est sa semblable. Elle est créée de la chair même de lhomme, mais elle constitue un vis-à-vis différent. Notez quAdam donne des noms descriptifs aux animaux (v. 19), mais la femme est reconnue comme quelquun qui correspond entièrement à lui (v. 23 : " enfin "). " Dieu lui-même comme le Père de lépouse mène la femme à lhomme " (Von Rad). Le mystère de lhomme sexplique par rapport à Dieu. Le sens ne peut être défini par rapport à un aspect temporel. - lhomme a un halo de sainteté qui entoure sa vie, en contraste avec dautres créatures animées. Un exemple se trouve dans le récit de ce que Caïn a fait à son frère. La mort dun animal se trouve impliquée dans lacceptation du sacrifice dAbel. Mais le meurtre dAbel fut jugé par Dieu : la vie de lhomme est protégée par la sanction donnée par Dieu (Gn 9 : 5-6). - quand on parle de la conformité de lhomme à Dieu, il semble impossible de faire laccord entre la présentation de la Bible et le dogme de lévolution transformiste. Le " souffle " de Dieu souligne que lhomme dérive directement sa vie de lanimation divine. Le premier principe de lévolutionnisme appliqué à lhomme est que lhomme a évolué dune forme de vie non-humaine. Gn 2 : 7 indique le contraire. Tandis que pour lévolutionniste le processus va de limperfection à la perfection par la sélection, le concept biblique de lhomme va de la perfection à limperfection morale par la dégradation du péché. La conversion est une réanimation dun être qui est moralement mort. Dans la Bible en général, lhomme dans son histoire nest pas un peu plus haut que les animaux, mais un peu inférieur à Dieu. Au début de la Bible, lhomme ne doit pas son existence aux puissances qui résident en son propre être qui se développe, mais à lintervention directe de Dieu. Cette intervention est typique dune autre, celle de lincarnation, et pour cette raison, certains théologiens appellent la création de lhomme une première incarnation.
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