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VII. LES RELATIONS TRINITAIRES Est-ce quil existe réellement en Dieu cette distinction trine ? Ou sagit-il simplement dune façon de parler pour illustrer la diversité de laction divine dans le salut ? La réponse à cette question constitue la différence entre lorthodoxie et lhérésie. Les ariens et les sabelliens dans le souci de maintenir lunité de Dieu ont refusé la réalité des distinctions trinitaires. Le vrai problème consiste dans le fait que dès que lon confesse la divinité de Jésus, son rapport avec le Père Un devient une question centrale. A. Le monothéisme juif · Lidée de lunité de Dieu, exprimée avec beaucoup de puissance dans Dt 6 : 4 est fondamentale à la conception juive. Même sil y avait dans lA.T. une certaine notion de pluralité en Dieu exprimée dans les notions de sagesse ou de logos, ces attributs existent comme des extensions de la personnalité divine et ne constituent pas des hypostases existant dans un rapport réciproque avec Dieu. Dans le judaïsme post-biblique, il y avait une tentative déliminer cette notion de pluralité divine. Certains des pluriels dans lhébreu sont éliminés dans les LXX ; dans le " livre des Jubilées ", le récit pluriel de la création est élimina. Chez Philon, Dieu est seul dans la création ; mais Il est aidé par des puissances angéliques. Ces faits font ressortir un désir chez les juifs de maintenir lunité de Dieu ; cest intéressant de constater aussi que cest précisément dans ces passages pluriels que les Pères de lEglise ont puisé des arguments pour la doctrine de la Trinité, contre les juifs. Le N.T. maintient dans un contexte souvent polythéiste la confession eis theos. Christ reprend Dt 6 : 4 dans Mc 12 : 29s ; Paul dans 1 Co 8 : 6. Ce seul Dieu est le Père de Christ divinité de Christ est mise à côté de celle du Père. Les questions posées en premier lieu sont celles de lunité de Dieu et de la divinité de Christ. La question de lEsprit vient plus tard.B. Lunité du Père et du Fils · La confession de la divinité de Christ demande une précision de son rapport avec le Père. Si lon peut, comme le fait le N.T., appeler Christ Dieu, quel est son statut vis-à-vis de Celui que Lui-même appela Père ?1. Dans le judaïsme, il y a des notions qui peuvent décrire le fait que Christ représente Dieu aux hommes. Les apôtres auraient pu interpréter la venue de Christ comme lextension de la personnalité divine en tant que sagesse, logos ou esprit de Dieu. Ces notions sont insuffisantes de deux façons : a) Elles ne peuvent pas exprimer de façon adéquate lhumanité de Jésus. Le fait que non seulement il représente Dieu aux hommes, mais aussi lhomme à Dieu. b) Elles ne peuvent pas approfondir laspect central de la rédemption ; lunité du Père et du Fils et leur interaction dans luvre du salut. Autrement dit, lincarnation était inexplicable en termes strictement vétérotestamentaires. Il fallait rendre compte de la personnalité de Christ et de sa communion avec le Père. 2. Dans le N.T., cest lenseignement sur la préexistence du Christ qui développe lunité du Père et du Fils. Les intermédiaires juifs sont ou éliminés, ou appliqués à Christ comme le Messie préexistant. Ainsi la sagesse et le logos de la littérature sapientielle juive deviennent des attributs du Fils préexistant. Le ruah de Dieu est indépendant et une relation distincte et spéciale par rapport au Père et au Fils lui est accordée. a) Ce rapport est exprimé par le moyen de son actualisation dans lhistoire par Paul dans Ga 4 : 4-6. Le mouvement de ce passage est frappant : Dieu envoie son Fils, expression qui suppose quil y avait réellement quelquun à envoyer. Ainsi nous devenons des fils dans une filialité basée sur celle du Fils. La Trinité est actualisée dans ladoption des fils. Lagent de cette actualisation est lEsprit du Fils, que Dieu envoie dans nos curs. Ce qui est remarquable, cest le fait que lEsprit du Fils, est lEsprit qui reconnaît le Père et qui crie " Abba ". Si le Fils est préexistant, lEsprit lest aussi, car cest dans lEsprit que le Fils reconnaît son Père. Donc, lEsprit du Fils, qui fait de nous des fils, agit en nous menant à dire " Abba ". Nous ne pouvons dire quil sagit simplement de filialité adoptive en ce qui concerne le Christ. Le verbe exapostello indique : (a) La procession du Fils dun endroit où il était avant et (b) le fait quil est envoyé avec lautorité de Celui qui lenvoie. " Cette filialite nest pas uniquement fonctionnelle, mais indique une relation ontologique13 ". Cette interprétation est confirmée dans dautres passages où lapôtre enseigne la préexistence du Fils (1 Co 8 : 6 ; 2 Co 8 : 9 ; Phi 2 : 6 ; Co 1 : 15). Ailleurs, Paul applique à Christ les titres de sagesse et de puissance de Dieu (l Co 1 : 24 ; 2 : 7) qui suppose que Christ manifeste la réalité de Dieu. La préexistence de Christ est clairement enseignée dans les épîtres de lapôtre Jean. Là, le titre de logos indique non seulement quil révèle Dieu, mais que, en tant que logos, il est un avec le Père. Conclusion Ainsi le problème de lunité du Père et du Fils dans le N.T. est considéré non seulement à partir dune relation économique dans la révélation du salut, mais aussi de façon ontologique. Les lignes discernées par les apôtres dans la révélation sont considérées comme lexpression temporelle dune relation qui existe déjà dans un autre domaine qui transcende la révélation. Fils indique une relation qui dépasse luvre de médiateur. Il est préexistant et est en unité avec le Père. Ainsi le N.T. ne donne pas dexplication du mystère, mais préserve dans le contexte de lunité de Dieu, le mystère des personnes différentes. Père et Fils sont distincts ; cest le Fils qui sest incarné, mais dans cette diversité subsiste une unité du même Dieu.
C. Le rapport entre le Fils et lEsprit · Dans le judaïsme, il ny avait pas de confession de lEsprit parallèle avec la confession de lunité de Dieu.1. Dans le N.T., si les confessions de foi étaient ou des expressions de la messianeté de Jésus ou des confessions de la divinité de Christ à côté de celle du Père14, la confession trinitaire existait aussi dès le début. En particulier on peut indiquer Mt 28 : 19 ; 2 Co 13 : 13 ; Ep 4 : 3-6 ; 1 Co 12 : 4-6. Ces formules reviennent trop souvent pour attribuer leur origine à une motivation purement liturgique ou littéraire. Pour placer une référence à lEsprit à côté de la confession de Dieu et de Christ, il faut que, pour lEglise primitive, lEsprit ait acquis un sens théologique nouveau, qui dépasse le sens quIl avait dans le judaïsme. Bref, cest à la lumière dune révélation nouvelle de la personne de lEsprit et de son uvre eschatologique que les chrétiens ont placé lEsprit comme un troisième en Dieu. Cest avant tout par rapport à Christ que la personne de lEsprit est pleinement révélée comme étant divine. 2. Le Messie et lEsprit Sauf dans Esaïe 11 : 2 ; 61 : 1 ; 42 : 1, le lien entre lEsprit et le Messie nest pas bien développé dans lA.T. Au début du N.T. pourtant, la prophétie de la venue du Messie est étroitement liée avec leffusion de lEsprit dans la proclamation de Jean-Baptiste. Cet aspect nest guère développé dans les Actes, où les références liant le Messie et lEsprit sont peu nombreuses. Chez Paul, Cet aspect est beaucoup plus mis en évidence. Plusieurs fois, il attribue des fonctions parallèles à Christ et à lEsprit. a) Rm 8 : 26b et 34 : Christ et lEsprit intercèdent pour nous (tugchanein/tugcanei). La proximité de ces versets suggère que Paul parle de la même intercession et de la même personne dans les deux cas. Mais quand on regarde de plus près, on remarque que lorigine de lintercession est différente. Il parle ici de deux activités différentes, une de Christ et lautre de lEsprit. Le premier passage parle de lEsprit qui rend intelligible les prières de notre faiblesse en intercédant pour nous. Le deuxième parle de lintercession de Christ qui plaide notre pardon (Es 53 : 12c ; Hb 7 : 25). Ces prières ne sont pas offertes par les hommes comme celles où lEsprit est actif. Ici, Christ et lEsprit sont unis dans lintercession, mais leur fonction est différente ; Paul ne les identifie pas. b) Rm 8 : 9ss : Christ et lEsprit " demeurent dans " et sont dans les membres de lEglise. LEsprit de Dieu et de Christ sont identiques dans ce passage. LEsprit " demeure en vous " (oikei en/oikei en ; 9 : 11) et Christ est " en vous ". Sagit-il de la même personne ? Ce serait ignorer le sens fondamental du passage. Dans le contexte de lantithèse entre la chair et lesprit, Paul souligne le lien entre lEsprit et la résurrection de Christ. LEsprit est lagent par lequel le Père a ressuscité Jésus. Ainsi, il est différent de Jésus, mais Christ ressuscité possède lEsprit appelé le pneuma Christou/pneuma Cristou (9b). De ce fait découlent deux résultats pour la vie du croyant, en ce qui concerne sa vie présente et future (10b, 11). LEsprit qui demeure dans les croyants est lEsprit de Celui qui a ressuscité Jésus et qui ressuscitera les croyants à cause de lEsprit en eux. Ici, à deux reprises, il sagit du Père, comme origine du salut. LEsprit demeure dans les croyants comme lEsprit de Christ, qui est aussi en eux parce que lEsprit est la puissance de la résurrection. Il ny a pas identité entre les deux personnes mais différence. Limportant, cest que lEsprit de Dieu qui est lagent de la résurrection demeure dans les croyants comme lEsprit de Christ. Ainsi, linstrument qui a accompli la résurrection et accomplira le résurrection future demeure déjà dans les chrétiens. 3. La personne du Saint Esprit La question de la personnalité du Saint Esprit a toujours été difficile à résoudre. Si la notion de personne telle que nous la formulons nexistait pas chez les grecs et les juifs, il nest pas moins vrai que le Saint-Esprit est décrit en termes personnels au même titre que le Père et le Fils. Bultmann dans sa Théologie et dans larticle pneuma dans le Kittel, conçoit lEsprit en termes de puissance et explique ainsi que lEsprit est subordonné au Seigneur ; cest la puissance du kurios dans la communauté. LEsprit est donc avant tout dynamique et impersonnel. Ceci dit, il admet quil se trouve dans le N.T. des restes danimisme (!) où lEsprit est présenté comme une puissance indépendante et personnelle. Cette opinion a le désavantage de ne pas pouvoir donner toute leur importance aux nombreuses références à lEsprit qui ne peuvent pas être prises que dans un sens personnel. Dailleurs accorder la primauté au personnel nélimine pas les références à lEsprit comme puissance qui du reste nimpliquent pas nécessairement quIl est impersonnel. a. Certains ont pensé que les attributs personnels de lEsprit étaient des exemples de personnification et ne constituaient pas des preuves de sa personnalité. Pourtant, ces références sont trop nombreuses pour que lon puisse toutes les expliquer de cette façon : 1) Les pronoms personnels sont utilisés dans le grec pour représenter laction de lEsprit (Jn 15 : 26 ; 16 : 13s). Le pronom personnel ekeinos/ekeinoV ne peut être expliqué sauf avec une compréhension du pneuma comme étant personnel. 2) LEsprit est symbolisé par des manifestations visibles : la colombe, le feu ; le signe visible indique une réalité individuelle. 3) Ses attributs personnels lui sont attribués : sagesse, compréhension (1 Co 2 : 10), volonté (Jn 3 : 18). Il enseigne, guide, commande, parle, sanctifie. Ces éléments personnels ne se réfèrent pas uniquement à son uvre auprès de nous, mais lui sont attribués absolument (1 Co 2 : 10 ; 12 : 11). 4) Il est aussi lobjet des actions humaines. Il peut être tenté (Ac 5 : 9) ; on peut pécher contre lui (Lc 12 : 10). Ces allusions nous incitent à considérer lEsprit comme étant personnel. Le fait, finalement que nous sommes baptisés en son nom au même titre que le Père et le Fils, nous amène à lui accorder le même caractère queux. Le personnel nélimine pas la puissance. Si lEsprit est versé dans nos curs, sil est une onction - expressions difficilement conciliables avec la notion de personnalité - il est évident que ces expressions ne favorisent pas non plus une conception dynamique et impersonnelle ; une puissance pas plus quune personne, nest déversée. Il sagit ici tout simplement dune image. Les références au dynamisme de lEsprit ne sont pas en contradiction avec sa nature personnelle. Au contraire, nous pouvons dire que plus on est conscient du dynamisme de lEsprit, plus on est conscient dêtre en communion avec une personne. Ainsi, nous pouvons remarquer que dans Actes 2 : 4, lEsprit est dabord dynamisme, mais il est aussi personnel (cf. 11 : 16 ; 13 : 2-9). Finalement, si lEsprit est une personne divine, vivante et distincte du Père et de Fils, pourquoi y a-t-il dans le N.T. une absence totale de prière ou de ladoration de lEsprit ? Sil est divin et personnel, ne pourrait-on pas sy attendre ? Il sagit ici, je crois, de la fonction de lEsprit, décrite dans Jn 15 : 26s ; 16 : 8. Le consolateur porte témoignage à Christ. De même, le Saint Esprit ne nous sauve pas ; Dieu nous sauve à cause de Christ par le Saint-Esprit. Il nest pas la cause de la rédemption, même sIl en est lagent efficace dans son application. Mais là où lEsprit travaille, il laisse ses marques et nous sommes en communion avec Lui, aussi bien quavec le Père et le Fils. Résumé Nous commençons à voir que quand nous connaissons lamour du Père, la grâce du Fils et la communion de lEsprit, nos perspectives souvrent sur la réalité du mystère de la Trinité. La grâce de Dieu demande en quelque sorte la vérité de la Trinité. Nous pouvons remonter la pente de la grâce (qui exprime à lextérieur de Dieu sa nature par ses actions) jusquà une considération de la nature de Dieu dans un sens immanent. Cette démarche est justifiée, car si les actes de Dieu à lextérieur révèlent Dieu, cest parce que ces actes ont un caractère volontaire en ce qui concerne les membres respectifs de la Trinité. Le Père envoie, le Fils témoigne, lEsprit instruit. Cependant ces actes, sils sont volontairement acceptés dans le plan divin du salut, sont pour cette raison conformes avec des dispositions intérieures de la Trinité, qui ne sont pas volontaires mais nécessaires. Le Père, à cause de sa nature, ne peut être quamour : ceci exprime la raison de lengendrement du Fils. Le Fils ne peut être que logos qui connaît le Père, étant engendré par Lui. LEsprit ne peut être que communion étant lEsprit des deux autres personnes.
D. Trois en un ; Un en Trois · Le Catéchisme de Westminster représente la doctrine dabord formulée à Nicée et à Chalcédoine la façon suivante :" Il y a trois personnes en Dieu : le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; et les trois sont un seul Dieu dune même substance égales en puissance et en gloire15 ". Quel est le sens de cette formule, qui semble courir le danger de réduire Dieu à un théorème mathématique ? Nous pouvons poser la question de la façon suivante : comment des êtres immatériels, si on peut les compter trois, peuvent-ils être un ? La première partie de cette question ne se posa pas dans la mentalité des premiers chrétiens. La révélation du salut indique une triade et il ny a pas lieu de contester ce fait. La deuxième partie, en revanche, a été le sujet de débats pendant quatre siècles : il sagit décarter le tri-théisme et de maintenir lunité de Dieu dans ses trois personnes. Les personnes sont donc trois ; leur unité est dans la possession dune même substance ou essence divine. Certes, ici la formulation dépasse le vocabulaire biblique dans ses expressions. Ce nest pas le problème. Il sagit de savoir si ce langage exprime le contenu de sens biblique. La première remarque que nous pouvons faire à ce sujet est assez banale, mais très souvent oubliée. Les personnes ne sont pas trois dans le même sens quelles sont un. LUn est trois dans le sens que Dieu existe en trois personnes. Mais les trois personnes mises ensemble ne sont pas ajoutées pour faire un Dieu. a) Un en trois : Trois personnes sont Dieu Le Père est Dieu, le Fils est Dieu et lEsprit est Dieu. Ainsi ils sont un Dieu. Il y a diversité dans lunité de lun. Cette diversité explique lautosuffisance divine : il na pas besoin du monde pour trouver une diversité dans la bipolarité. Cette constatation est évidemment limitée. Le mot personne ne se trouve pas dans la Bible employé de cette façon ; il est ambigu dès le moment ou nous lidentifions avec " individu ". Nous pouvons multiplier un individu par trois pour former une société, mais notre conception de Dieu ne peut dépendre dune telle multiplication. Dieu est Esprit ; lEsprit nadmet pas de division en trois parties. Donc il vaut mieux éviter de dire que dans Dieu il y a trois personnes. Lambiguïté est en partie écartée si nous disons que Dieu subsiste en trois personnes. Cette terminologie est plus correcte, car elle correspond à lhistoire du salut Là, nous expérimentons les trois personnes comme Dieu. b) Trois en un Il faut tout de suite équilibrer la formule précédente par une déclaration de lunité divine. La diversité des trois na un sens que si cette diversité existe dans une unité. Autrement le christianisme est tri-théiste. Ce manque dunité détruirait lunité du salut, et de notre expérience de la rédemption. Comment parler donc de cette unité des trois ? Le vrai problème cest qua partir dune idée de personne les " trois " pourraient être interprétés comme trois centres dactivité en Dieu, car dans le salut nous expérimentons les trois comme Dieu. Il faut donc quils soient un. Cette unité peut être illustrée par léconomie du salut : - le Père sexprime par le logos, et le Père et le Fils par lEsprit. Dire quils sont de même substance ou de même essence, cest redire cette réalité en termes de la nature immanente de Dieu. Dieu qui se révèle un dans lacte du salut est réellement le même sur le plan ontologique. Sur ce niveau, le langage métaphysique des Pères est pleinement justifié. Conclusion Nous pouvons dire que le Dieu un subsiste en trois manières différentes de subsistance. La réalité de Dieu reste toujours impénétrable : Les formules que nous venons dexaminer sont mystérieuses sans être illogiques ou impossibles. Nous ne pouvons pas expliquer la Trinité ; la doctrine est inexplicable et doit lêtre pour se conformer à la nature de Dieu même. Nous pouvons donc constater que Dieu est un en même temps quil est trine. Mais cest tout ; nous ne pouvons comprendre comment Dieu est un et trine. La manière de la subsistance divine nous dépasse. Pour cette raison lEglise a toujours maintenu quatre propositions : 1) Il y a un Dieu ou essence divine. 2) Cette existence divine est commune aux trois personnes divines. 3) Il existe entre les trois personnes un ordre de subsistance ou dopération. La première personne a la vie en lui-même et les deux autres ont la vie en référence à Lui. 4) Lordre des personnes appartient à lessence divine avant dappartenir à lalliance de grâce.
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